Une césarienne, un petit deuil...

C’était ma première grossesse et tout se passait à merveille. De la fatigue et des nausées au premier trimestre, quelques étourdissements au troisième trimestre, je suis chanceuse, rien d’extravagant. Puis il y a eu cette échographie. On me dit que mon bébé se présente en siège et que ce sera à surveiller. Bébé tourne-toi s’il te plait, fais comme tout le monde! L’échographie suivante, toujours en siège. Je rencontre monMon ventre à 9 mois de ma première grossesse  médecin, il me parle d’une césarienne. J’avoue qu’à ce moment, je ne réalisais pas vraiment ce que cela impliquait outre une cicatrice. J’avais une décision à prendre, tenter la version ou pas. Je vais donc lire en quoi consiste cette belle version (merci google). Je suis de nature assez petite et mon bébé prend pas mal tout l’espace qu’il peut prendre dans mon ventre. Le médecin me dit qu’une tentative pour tourner bébé serait probablement un échec vu les circonstances. Durant ma grossesse, j’avais bien sur pensé à cette possibilité que l’accouchement finisse en césarienne pour je ne sais quelle raison. Mais ce que je n’avais pas envisagé, c’est que je pourrais vivre un deuil face à l’accouchement naturel.

Ce deuil a commencé lorsqu’on a choisi, avec le médecin, la date de mon accouchement. J’ai compris que je n’aurai pas la surprise de perdre mes eaux à quelque part d’inusité. Je n’aurai pas le privilège d’appeler mon amoureux, prise de panique, lui disant que ça se passe LÀ et qu'il faut faire vite! Je n’aurai pas le privilège de sentir mon corps se préparer et travailler fort pour faire sortir cette petite merveille de là (et toute la fierté qui vient avec).
La première photo de mon premier enfantNon, moi je serai branchée de partout, dans une salle beaucoup trop froide et éclairée, avec des dizaines de médecins/ infirmières qui pour eux, ce n’est que la routine (quoi qu’ils sont tous vraiment gentils). Je serai toute seule lors de la préparation, je serai petite, fébrile et anxieuse. Anxieuse, ici, n’est vraiment pas le mot. Dans la vie, je suis une personne plutôt calme. J’ai été fidèle à moi-même jusqu’à ce que j’entre dans la salle et que je m’assois sur la table d’opération. Je tremblais. De froid et de peur. Je savais qu’on allait m’ouvrir sur cette table dans quelques minutes. J’avais peur que les choses tournent mal et j’avais aussi peur à l’idée de devenir maman. J’ai même osé me dire « pourquoi j’ai fait ça ». Je sais, c’est terrible. C’est peut-être la pose de la sonde qui me rendait les idées noires ou encore la piqure dans mon dos faite par une aiguille beaucoup trop longue. Tout va vite dans ma tête, mais le temps défile si lentement. 

Mon amoureux est enfin à mes côtés, là ça va vite, vraiment très très vite. J’avais peur de ne rien sentir et bien non, je l’ai senti sortir. Aucune douleur sur le moment, point positif de la césarienne (je ne perdais rien pour attendre haha). Mon amoureux s’exclame que c’est une fille. Elle pleure (lui aussi), elle est magnifique. On la dépose sur moi, WOW. Je crois ici que toutes les mamans comprennent  l’émotion qu’il y a dans cette dernière phrase. Alors voilà c’est fait. Enfin presque puisque pendant ce moment magique, ça travaille derrière ce rideau.

Quelques semaines pour me remettre sur pied et puis voilà j’étais prête à recommencer. Quatorze mois plus tard, une deuxième césarienne planifiée. J’aurai toujours cette petite déception en lien avec l’accouchement naturel, mais je crois que les hormones de grossesse et surtout les hormones post-accouchement n’ont pas aidé à cette déception. J’ai maintenant les idées plus claires (malgré mon cerveau embrouillé de maman) et je sais que je suis chanceuse que mes accouchements se soient bien déroulés. J’ai deux bébés en pleine santé et c’est la seule chose qui compte. J’ai aussi cette petite marque au bas de mon ventre qui me rappelle à tous les jours que j’ai fait ce qu’il y a de plus beau; donner la vie.

Mon premier et mon deuxième enfant réuni pour la première fois

Et vous, est-ce que votre accouchement s'est déroulé comme vous le souhaitiez?


Camille Baribeau, Co-fondatrice Bajoue  maman, blogueuse, entrepreneur, camille

À propos de l'auteur

Camille Baribeau

Camille, entrepreneure et maman de deux jeunes enfants, est responsable du volet marketing/image de marque/médias sociaux de l'entreprise Bajoue. Entre plusieurs calins et bisous (et aussi quelques gestions de crises), elle s'occupe également des tâches administratives de l'entreprise en plein essor !

1 comment

Bonjours moi ma première accouchement est en 2003 après 12 heures de travaille intense je me fais dire que je ne pourrais pas accoucher naturel car j’ai le bassin trop petit quand il m’On dit que j’ aurais une césarienne la peur de ma vie , mais tout c’est bien passé finalement et maintenant je vais subir ma 6 e césarienne en août et croyez moi je suis bien contente d’avoir des césarienne sans douleur ,car les contractions sont terrible loll

Julie bouchard January 24, 2018

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